Vous ne voulez pas d’une salle de bains en désordre et Vous croyez que si vous ne les ramassez pas, personne ne le dévouera ? Mais le ou la négligent (e) sait très bien que Vous finirez de toute façon par les ramasser et par nettoyer nu prix, certes, de quelques reproches, un prix qu’ils estiment modique. Vous avez été conditionnée par votre Pillant ou votre mari. Voici comment résoudre le problème : allouez une serviette propre à chaque adulte et chaque enfant de la maison et faites-leur savoir qu’il s’agit de leur serviette personnelle dont ils sont entièrement responsables. Ajoutez que dorénavant toute serviette humide abandonnée sur la loi de la salle de bains sera ramassée parce que sa présence empiète sur votre droit à disposer d’une salle de bains nette et propre. Vous la jetterez dans le jardin, ou dans la niche du chien ou encore la glisserez sous l’oreiller du contrevenant, selon votre humeur. Peu importe. La mise en œuvre de cette stratégie de rétorsion va entraîner quelques fous rires et beaucoup de protestations de la part du fautif, mais surtout persévérez jusqu’à reddition complète de l’ennemi, sinon vous reviendrez à la case départ.

Supposons, par exemple, que la prochaine fois que vous tombiez sur une serviette humide, vous la fourriez tout au fond d’un placard inaccessible. Quand le contrevenant voudra prendre sa douche, 11 vous demandera où se trouve ni serviette et vous le lui indiquerez. Il verra alors à quel point il est désagréable de se sécher avec une serviette humide qui sent le moisi. Deux ou trois expériences de ce genre suffiront pour l’inciter à ramasser et à suspendre sa serviette ou à la mettre dans le bac à linge sale. Grâce à cette technique, c’est vous qui conditionnez les autres f non l’inverse - et du coup vos remontrances perdent let raison d’être. Si vous faites le choix inverse, continuer à passer derrière les autres pour ramasser ce qui traîne, vous aurez choisi de rester celle qui est conditionnée, ce qui vous ôtera tout droit de protester contre ceux qui transforment votre intérieur en champ de bataille.

Étude de cas : Gilles et la poubelle

Gilles, âgé de 13 ans, devait en principe sortir la poubelle tous les mercredis soir. Il avait pris l’habitude de dire qu’i le ferait « après le dîner » ou bien « après le film » ou encore « après la douche », mais il oubliait invariablement. Semaine après semaine, s’exhalaient des sacs poubelles qui n’avaient pas été ramassés par la benne de: remugles nauséabonds qui flottaient dans la cuisine et tout le monde se pinçait le nez en passant à côté des ordures qui s’accumulaient. Sa mère le rappelait à l’ordre chaque jour, elle multipliait les remarques, mais sans succès. Gilles, apparemment étanche à tous ces reproches, oubliait régulièrement les ordures et faisait le gros dos.

Un beau jour, la mère de Gilles se rendit compte qu’elle se faisait avoir et décida de reprendre le contrôle de la situation. Elle lui expliqua que c’était sa responsabilité de sortir la poubelle, mais vu qu’il en était incapable, toute la famille devait subir les odeurs nauséabondes qui en émanaient. Elle l’informa ensuite des conséquences de sa désobéissance : si les ordures n’étaient pas sorties en temps et heure, les ordures seraient désormais stockées dans sa chambre. Si les mauvaises odeurs ne l’incommodaient pas, alors il n’aurait qu’à dormir avec. Tout ce topo fut débité d'une voix neutre, sans agressivité, avec le sourire, mais de manière claire et nette.
Arriva le mercredi soir et, comme d’habitude, Gilles oublia de sortir la poubelle. Le soir, quand il monta se coucher, il trouva la poubelle dans sa chambre et, cerise sur le gâteau, les ordures répandues sur son lit. Jamais il n’avait senti une odeur aussi pestilentielle ! Évidemment, il fallut laver les draps du lit (ce qu’on lui demanda de faire lui- même - il avait été dûment prévenu). Mais il n’oublia plus jamais de sortir la poubelle..,

Comprendre les motivations du harcèlement

Si l’homme victime du harcèlement est honnête et avoue une part de responsabilité, s’il reconnaît que cette tactique exprime une demande de reconnaissance, il peut faire évoluer la situation de manière que personne ne se sente lésé. Nous avons tous besoin de nous sentir estimés. Toutes les études le confirment : les femmes qui travaillent à plein temps sont moins atteintes par le syndrome de la mégère que celles qui passent de longs moments seules chez elles. Elles ont le sentiment d’être utiles à la société et se sentent récompensées de leurs efforts. De même, les maîtresses de maison qui apprécient vraiment le fait de régner sur leur foyer et en tirent leur fierté, font de la bonne cuisine, des plats équilibrés, et dont la vocation est de veiller sur leur famille, ne sont généralement pas des mégères ou des dragons domestiques - à condition toutefois qu’elles se sentent reconnues.

Les houspilleuses, asticoteuses et harceleuses se comptent donc plutôt parmi celles qui n’aiment pas leur condition de femmes au foyer. Parmi celles qui s’ennuient, qui ont le sentiment qu’il ne se passe jamais rien dans leur vie. Laver les vêtements, aspirer les tapis, récurer la cuisine, faire les lits, et les courses, peut devenir minant au bout d’un certain nombre d’années. Ajoutez à ce cocktail des enfants turbulents qui mettent à sac, en dix minutes, une maison que leur malheureuse mère a passé sa journée à ranger, on comprend qu’elle se laisse envahir par un ressentiment. Celui-ci va s’exprimer sous forme de remarques acerbes qui feront régner une ambiance délétère. Derrière ces litanies de reproches, il y a une détresse : la victime doit savoir se mettre à l’écoute. Le syndrome de la mégère est le résultat d’une communication déficiente.

Le défi pour la victime

Le rétablissement d’un rapport harmonieux suppose un effort de la part des deux parties : chacun doit accepter sa part de responsabilité et vouloir changer la situation. La victime doit reconnaître et accepter le fait qu’elle est en partie responsable du problème.
Les hommes harcelés développent des conduites d’évitement, ce qui ne fait qu’aggraver le problème. Ils peuvent ignorer les remontrances, essayer de rembarrer celle qui les houspille ou s’excuser de ne pas avoir déféré aux requêtes de cette dernière. Les victimes ont le beau rôle parce qu’elles peuvent toujours prendre un air excédé et jouer les martyres. Mais la seule façon d’en finir avec ce cercle vicieux consiste à se regarder en face et à reconnaître sa part de responsabilité. La maîtresse de maison aigrie et agressive est d’abord une femme qui demande à être comprise et estimée. A trouver l’âme sœur dans les bras de son mari comme aux premiers jours de leur relation.

Votre épouse vous mitraille de remarques acerbes ? Le moment est venu de vous poser quelques questions :

  • Savez-vous l’écouter ?
  • Comprenez-vous sa frustration ?
  • Avez-vous tendance à vous montrer supérieur, à la considérer d’un œil vaguement méprisant ?
  • Reconnaissez-vous ses mérites ?
  • Refusez-vous de prendre votre part des tâches ménagères parce que vous considérez qu’en tant que soutien de famille, vous n’êtes pas tenu de les assumer ?
  • Ou bien êtes-vous seulement paresseux et négligent ?
  • Votre refus de comprendre les problèmes de l’autre est-il motivé par un autre sentiment, une colère inavouée, par exemple ?
  • Voulez-vous être heureux ?
  • Si vous le voulez vraiment, êtes-vous prêt à prendre le taureau par les cornes et à mettre les choses au clair avec l’autre ?

Le défi pour la harceleuse

Si vous êtes la harceleuse, avez-vous réfléchi au fait que voire conjoint est peut-être incapable de satisfaire votre demande ? Vous conduisez-vous comme un parent avec lui ? Insistez-vous pour qu’il agisse sans délai, sans tenir compte de ses besoins sur le moment ? Avez-vous tendance à marteler vos exigences jusqu’à reddition de la partie adverse ?

Si vous répondez oui à une seule de ces questions, nez le temps de discuter de la situation avec votre par taire (ou votre enfant) en utilisant la technique « moi je » : Expliquez-lui ce qui vous frustre. Acceptez qu’il choisisse le moment où il s’acquitte; de la tâche que vous lui assignez, Cessez de vous répéter. Exprimez vos besoins mais soyez à l’écoute de la réaction de votre partenaire. Sollicitez son initiative, il aura peut-être de bonne idées. Évitez les arguments en « tu » qui vont le mettre sur la défensive. Quelle sera la solution ou la conséquence s’il ne, reconsidère pas son comportement ? Que comptez-vous faire pour améliorer votre image de vous-même ? Quand vous atteignez les buts quotidiens que vous vous êtes fixés, vous récompensez-vous ? Voulez-vous être heureuse ? Le harcèlement peut devenir pour beaucoup d’entre i nous un mode de vie, une façon de couper court à toute communication, d’attiser rancœurs, colères et dépressions, de saper un rapport qui devrait être une source quotidienne de joie, de tendresse et de réconfort. Mais ce dérapage dans la rancœur n’est en rien une fatalité. Suivez les tactiques développées dans ce chapitre et vous construirez un avenir beaucoup plus heureux et aimant.