Pour capter l’attention de Daniel, Marie-Alexandra devrait commencer par éviter de lui sauter à la gorge et de le placer sur la défensive. Elle peut y arriver en utilisant la technique « moi-je » et en évitant le mot « tu ». Voici quelques-unes des phrases en « tu » qui ont énervé Daniel : Tu n’as aucune considération pour moi. Ce que tu peux être égoïste. Tu te comportes encore comme un gosse. Tu sais ce que c’est, ton problème ? Tu fuis ! La répétition des « tu » place l’interlocuteur sur la défensive. Alexandra s’érige en juge et partie, ce que Daniel n’accepte pas. La technique « moi-je » permet au contraire à Alexandra de communiquer à Daniel ses sentiments sur son comportement sans exprimer de jugement. Cette technique vous assurera une discussion normale avec votre partenaire en désamorçant son agressivité : la dispute est neutralisée avant d’avoir commencé. La technique « moi-je » comporte quatre parties : Vous décrivez le comportement de votre partenaire. Vous l’interprétez. Vous exprimez vos sentiments. Vous énumérez les conséquences que ce comportement a sur vous. Voici comment Alexandra aurait dû engager la discussion : Alexandra : « Daniel, tu es rentré tard toute la semaine et lu ne m’as jamais appelée pour me prévenir [description du comportement de l’autre]. Est-ce que tu essaies de m'éviter ou est-ce que tu as quelqu’un d’autre dans ta vie ? [Interprétation] Moi, je commence à me sentir incomprise Pt mal aimée. Dans l’histoire, moi, je suis la cinquième roue du carrosse [expression des sentiments]. Si ça continue, moi, je vais finir par péter un plomb à force de me prendre la tête [conséquences]. » Daniel : « Oh ! Alexandra, je suis vraiment désolé. Je n'avais pas compris que tu vivais si mal les choses. Moi, Je ne t’évite pas, je t’aime. Comment peux-tu croire que moi, j’aie une liaison ? J’ai été surchargé de travail au bureau, c’est tout, c’est la raison pour laquelle je rentre lard et je suis si stressé. Quand je rentre à la maison, moi Je suis si fatigué que j’ai besoin d’un peu de temps pour me retrouver. Moi, je ne veux pas que tu te sentes si mal et Je te promets qu’à partir d’aujourd’hui je t’appellerai chaque fois que je devrai rentrer plus tard. » La technique « moi-je » est efficace parce qu’elle fait tomber les défenses de l’interlocuteur, elle contraint à plus d'honnêteté et permet à chacun de clarifier ses sentiments. II est virtuellement impossible de contrarier l’interlocuteur avec cette technique. Dans l’exemple ci-dessus, le message a été clairement communiqué par Daniel et Alexandra ce qui a permis de résoudre le problème. L’échange d’arguments « moi-je » est plus efficace quand Ils sont formulés de la bonne façon, sur le ton juste et au bon moment. Avant de parler, n’hésitez pas à attendre quelques instants pour vous assurer que votre interlocuteur est vraiment attentif.

Accordez-lui une demi-heure pour décompresser

Au terme d’une longue journée de travail, un homme a besoin d’une demi-heure de récupération avant d’être prêt à discuter. La plupart des femmes, en revanche, sont prêtes à parler et veulent discuter immédiatement. Voici comment appliquer cette technique : Daniel : « Chérie, moi, j’ai vraiment eu une longue et dure journée, peux-tu me laisser une demi-heure pour me détendre ? Je te promets qu’on discutera autant que tu voudras, après. » Alexandra : « Chéri, moi, j’ai besoin de parler de ce qui s’est passé aujourd’hui. Quand est-ce qu’on pourra en discuter ? » Si Daniel lui fixe une heure (et tient sa promesse) et qu’Alexandra donne à son compagnon le temps de se reposer, il n’y aura ni dispute ni tension et personne ne se sentira agressé.

Faites-vous obéir de vos enfants

La responsabilité parentale vis-à-vis des enfants consiste notamment à persuader et à exiger de leur part un certain comportement. Ce dernier est censé garantir la sécurité des enfants, mais aussi leur bien-être et leur succès dans la vie. Mais ce souci parental, à partir de quel moment se change- t-il en harcèlement ? Et qui faut-il blâmer pour ces remontrances perpétuelles, l’enfant désobéissant ou le parent houspilleur ? Ce sont les parents qui conditionnent les enfants à réagir automatiquement comme ils le font. L’enfant a appris qu’il n’était pas nécessaire d’obtempérer à la première demande et la règle (instituée par vous) veut que vous répétiez votre demande - serait-ce sous la forme d’une exigence - avant qu’il réponde. L’enfant vous a habitué à répéter, comme si vous ne vouliez pas vraiment qu’il tienne compte de votre demande. Vous voilà donc prise dans un cercle vicieux. Plus vous vous répétez, plus vous vous plaignez et plus longtemps l’enfant résistera. Plus vous serez frustrée par son insoumission, plus vous vous irriterez et plus vous élèverez la voix. L’enfant ne comprendra pas cette irritation et vous en voudra parce qu’il aura l’impression de n’avoir rien fait de mal. Il sera désorienté et frustré à son tour. Ce qui commençait par une demande toute simple (« Viens dîner ! ») l'est transformé en guérilla épuisante. Cette mauvaise pente parent houspilleur/enfant désobéissant peut être facilement corrigée pourvu que vous noyez assez disciplinée et rigoureuse (avec vous-même, pas avec l’enfant !)

La recette est simple : interdisez-vous tout laxisme pendant trente Jours d’affilée. Expliquez à votre enfant que vous savez qu’il n’a besoin que d’une demande pour coopérer et que s’il ne répond pas, c’est son choix. Eh! Montrez-lui quelles seront les conséquences de son choix. Par exemple : « Alexandra, je veux que tu ramasses tes vêtements sales qui traînent par terre dans ta chambre et que tu les mettes dans le panier de linge sale. Si tu ne le fais pas, je ne les laverai pas. » L’autodiscipline et la détermination sont essentielles pour une raison simple : qui va céder le premier ? Si vous cédez et que vous ramassez ses affaires, vous êtes revenue au point de départ. Prenez le parti inverse. Laissez les affaires sales s’accumuler par terre et faites la sourde oreille aux plaintes du style : « Je n’ai plus rien à me mettre ! » Cela peut vous paraître rude, mais vous êtes en train d’inculquer le sens des responsabilités à vos enfants - tout en vous simplifiant considérablement la vie. Et les futurs compagnons de vos enfants ne vous reprocheront pas les mauvaises habitudes de vos rejetons, au contraire i Il n’y a pas de fatalité : le comportement bon ou mauvais d’un enfant découle essentiellement de l’éducation qu’il a reçue.